PhD Annual Symposium 2026 – Hosted by HEC Montréal

Atelier #6: Stratégies de résistance individuelles et collectives des doctorantes face aux dynamiques de pouvoir à l’université, en particulier dans les relations de supervision

Quand: vendredi, 13 mars 2026 — 15 h 30–17 h 00
Salle: C.505 — Aimé Quintal
Animateur•trice•s: Margaux Maurel & Isabelle Roberge-Maltais
Langue de l’atelier: français et anglais
Capacité maximale: 10


Description

Note importante: L’atelier se déroulera en non-mixité et est réservé aux étudiantes en doctorat seulement.

L’atelier s’inscrit dans le cadre de notre projet « Stratégies de résistance individuelles et collectives des doctorantes face aux dynamiques de pouvoir à l’université, en particulier dans les relations de supervision »

La littérature scientifique établit le rôle central de la relation de supervision dans le parcours doctoral, l’existence de dynamiques de pouvoir multi-niveaux, ainsi que la grande variété de structures de pouvoir (statut, domaine, département, sciences humaines/pures) et d’oppressions (sexisme, racisme, validisme, etc.) au sein des universités (Bastalich, 2017; Carter et al., 2017; Denis, 2020; Denis et al., 2018; Deuchar, 2008). Notre projet a une perspective agentive centrée sur les doctorantes et leurs stratégies de résistances aux oppressions et dynamiques de pouvoir.

Nous nous inscrivons dans la lignée des autrices et auteurs qui considèrent le parcours doctoral en général et la relation de supervision en particulier comme un espace de pouvoir relationnel et genré (donc non neutre) (Denis et al., 2018; Yoder, 2018). En effet, il est démontré que la supervision doctorale n’est pas seulement un encadrement académique et administratif mais un espace dynamique où se rejouent et se cristallisent des rapports de pouvoir liés au genre, à la race, à la classe, à l’âge, au statut migratoire et à la parentalité ; à l’image du milieu académique dans lequel elle s’inscrit (Hattery et al., 2022; O’Connor et al., 2011; Ylijoki, 2022; Yoder, 2018) Pour ce faire, nous adoptons une posture réflexive et horizontale, nous embrassons notre subjectivité située et nos positionalités de femmes blanches et francophones, doctorantes au sein d’une université québécoise.

Nous avons mené une première ronde d’entrevues (entre 1h et 3h) qui nous ont permis d’explorer plusieurs axes et de mieux situer notre recherche. Nous avons également présenté notre recherche lors du dernier congrès de l’ACFAS, en plus de faire valoir son contenu auprès du Pôle Arpège (pôle en pédagogie d’HEC) et dans la constitution d’un module d’enseignement de la TELUQ.

Cet atelier serait le premier groupe de discussion. Tenu suite à deux rondes d’entrevues, il viserait à affiner nos résultats préliminaires et à obtenir une rétroaction « à vif » vis-à-vis des thématiques jusqu’ici identifiées. Le tenue de groupes de discussions constitue également une grande richesse du fait des discussions collectives, partages de vécus et remue-méninges auxquels ils donnent lieu.